ALSACIENS MOSELLANS FACE AUX CHOIX 1940 1941
                                            
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  LES RETOURS

 


1ER AOÛT 1940     Les Allemands autorisent le retour des réfugiés « zone Centre » et « Région Parisienne ». Mais, au-delà de la « zone Nord Est », les retours sont interdits ce qui a pour résultat de bloquer 250.000 personnes en zone libre et 500.000 en zone occupée non interdite. Le désordre est d’autant plus grand que le retour en zone occupée doit être réalisé avant le 1er septembre 1940.

 

    retour paris


                                                                          Août 1940 retour à Paris
 

 

 28 AOÛT 1940    1.600.000 réfugiés sont rapatriés et mi-septembre le passage interzones est réglementé de façon quelque peu surprenante. C’est ainsi que ne sont pas autorisés au retour les réfugiés Alsaciens Lorrains qui ne sont pas « de race allemande », les indigènes nord-africains et des colonies possessions françaises… mais par contre peuvent passer…les Juifs et… les gendarmes ! Par ailleurs, des laissez-passer et des cartes de frontalier, valables un mois, apparaissent

 

 

 1 NOVEMBRE 1940   5 à 6 millions de réfugiés sont rentrés chez eux. C’est à partir de ce moment que la notion de passage illégal apparaît avec des sanctions pouvant aller jusqu’à la mort. Même les ministres, à part Laval et l’Amiral Darlan doivent demander un laissez-passer par écrit. Pendant toute l’occupation, malgré bien des réclamations, les allemands ne changent en rien leur position, en dehors d’un assouplissement pour les cultivateurs dont les propriétés sont de part et d’autre de la ligne.

 



 LES CHOIX  ? 



  En mai 1940 c'est plus de 500 000 réfugiés,évacués d'Alsace Moselle qui se trouvent en dehors de leurs villes et villages si pour la majorité elle sont installées dans des départements bien définis pour d'autres c'est chez des amis ou dans la famille ,ce qui va entraîner des difficultés de reconnaissance du statut de réfugiés .Pour la communauté juive d'Alsace la position de réfugiés sera des plus difficile a tenir surtout a partir de novembre 1942 ,Les services de polices seront efficaces dans le recensement des communistes Alsaciens et Mosellans ,comme des franc-maçons, durant la période septembre 1939 juin 1940 les services de police effectueront des enquêtes dans les régions ou sont réfugiées des Alsaciens et Mosellans ces enquêtes serviront aux services de sécurité Allemand pour les sélections de personnel .Durant cette période ou le doute est présent sur la victoire parmi les réfugiés des régions de l'est et du nord les sentiments vont se mêler aux réalités du quotidien ,l'absence d'information le manque de courrier venant de leur ville et village ou une partie de leur famille est restée font naître un sentiment de crainte ,la moindre rumeur se diffuse est transformée dans le pire rarement dans le meilleur .Si pour certains le choix est fait pour d'autres cela est plus difficile le cadre familiale,les raisons sentimentales et pour certains les raisons politique feront que dès le début juillet 1940 ( suite à l'armistice, l'Alsace et une partie de la Moselle sont annexées de fait par le Reich   ces régions sont administrées par des Gauleiter   pour l'Alsace Wagner1895 1946) pour la Moselle Bürckel (18951944 ) )le choix se portera sur le retour ,de plus les familles sont mises au courant des  libérations de prisonniers des régions annexées ,dans ce cas certains vont retrouver leurs familles sur les lieux d'exile puis entreprendre le trajet de retour tous ensembles, pour d'autres ce sera le retour à leur domicile  ou le mari,le frère,le père les attend , pour  beaucoup ce qui compte c'est retrouver leurs chez eux .Les autorités Allemandes feront le maximum pour  que le cadre de ces retours rentrent dans la politique national socialiste .Certains feront le choix de rester  dans les zones occupée ou libre,  si une majorité de ces personnes se trouve en zone libre une partie est en zone occupée ,certaines aussi ne peuvent retourner en Alsace ou en Moselle pour diverses raisons (politique ,juif,,franc-Maçon,juger trop francophile, déserteur de l'armée Allemande en 1914 1918  ,à cela il faut ajouter les prisonniers de droit commun .) pour tous ces réfugiés une vie nouvelle va s'ouvrir a eux avec les deux cotés d'une médaille  .Les Allemands ont en main bien des cartes ainsi que les services de police Français  et chacun va en tirer le meilleur parti .

Certaines correspondances sont le reflet de  la vie pour ces Alsaciens ou ces Mosellans   .Une des difficulté est de retourner temporairement en Alsace ou en Moselle  pour cela il faut demander un sauf -conduit  pas facile a obtenir certaines personnes pourrons en avoir ce qui va permettre de s'assurer que les biens sont toujours là.

    courrier banchereaux

 
 

  Lettre écrite par M Charles ..........   à son père  celui ci est militaire sur la ligne Maginot .La famille est réfugiée dans le périgort à coté de Savignac les Églises.


Il faut noter que pour cette famille propriétaire d'un restaurant à Strabourg le choix sera de retourner  chez eux  pour reprendre l'activité malgré la situation ,la famille en 1871 avait connue cette situation  le restaurant date de 1893 .
Malheureusement le cuisinier ( le père )ne reprendra pas  l'activité dès sa libération par les allemands en  juillet 1940 il sera intégré dans la police de strasbourg .

la famille sera de retour en septembre 1940 



 


    








Le dernier train 

La note précisant le dernier départ pour les Alsaciens et Mosellant  10 septembre 1940 
 

retour 1

 

retour2

 

retour 3



                                                                       Carte pour les mosellans(lorrains )
 



 Deux documents permettant la circulation  à Strasbourg durant la période septembre 1939 au 22 juin 1940 .Ces documents sont délivrés par les autorités Française en  fonction des motifs   Suite a une demande . Celui-ci est valable du 13 décembre 1939 au 13 juin 1940  ce qui dans ce cas  sera sans effet a cette date .strasbourg sera  occupé par les allemands le 19 juin .


              

                           SAUF-CONDUIT

         

                  CARTE DE CIRCULATION

sauf conduit   autorisation de circuler                      
 
 
    

             LES ÉLEMENTS D'IDENTITÉS

         

      CERTIFICAT DE RAPATRIEMENT

carte 2                        certifica de rapatriment polok


Témoignage d'une Alsacienne attendant le train dans une gare du sud ouest

Cette personne se trouvait au buffet de la gare ................... au comptoir des hommes discutés de choses et d'autres le sujet se porta sur le train venant de B.................. dans le quel se trouvait des réfugiés Alsaciens Mosellans retournant chez eux  ,une des personnes  demande a l'autre :<< tu es au courant du train dur pour eux ,l'autre lui répondit   ce n'est rien ce sont des boches qui rentrent  chez eux >>.
heureusement que ce cas est loin d'être la majorité des français de l'intérieur









 

Les retours des Alsaciens et Mosellans sont soumis à autorisation affiche sur les murs de Vierzon invitant aux départs et aux Alsaciens Mosellans a attendre les autorisations  


Pour ces retours  le gouvernement Français en liaison avec les autorités Allemandes procédera aux rapatriement dès le début août les premiers convois entrent en gare de Strasbourg six semaine plus tard 100 000 Alsaciens évacués sont rentrés  a la fin 1940 ils seront 350 00 .En Lorraine 183 000 personnes seulement sont autorisées à rentrer du 1 août 1940 au 1 août 1941 
En gare de strasbourg des banderoles proclames 
Das  deutsche Elsass grüsst Euch (L'Alsace Allemande vous salue ). l'aide à la réintégration des évacués ,des mobilisés dans l'armée Française qui rentrent prend des formes 
diverses: outils,bétail,instruments, agricoles, meubles, etc....,.Pour les réfugiés l'attitude du gouvernement français restera incomprise  et pour  certains  donnant une  l'impression de lâcheté ,les Alsaciens et Mosellans sont considérés comme des Volksdeutsche membres de la communauté du peuple Allemand mais non comme des Allemands à part entière   vivant sur le territoire du Reich  des Reichsdeutsche .



 


Attestations de moralité délivré a une une personne en vue de son retour dans les vosges












              


 

             En gare de Strasbourg

 

                l'obligation du salut

 

 

        Souvenirs de l'arrivée en gare de Strabourg  aout 1940


« A l’entrée du train en gare de Strasbourg, une musique bruyante jouait l’hymne national « Deutschland über alles » et le « Horst-Wessel-Lied ». Avant de quitter la gare, nous fûmes obligés d’écouter pendant 25 minutes un discours, qui après des accusations ignobles contre la France pourrie, exaltait la générosité du Führer, à qui l’Alsace allemande devait d’avoir échappé aux horreurs de la guerre. Le discours se termina par un triple « SIEG HEIL ». Comme les réfugiés qui étaient arrivés avant nous n’avaient pas mêlé leurs voix aux Sieg Heil des Allemands, on eut soin de nous encadrer de soldats, de membres des jeunesses hitlériennes et d’infirmières allemandes, sous prétexte de nous aider à porter nos bagages, en réalité pour nous obliger à crier « Sieg Heil » et pour nos surveiller.
Cet accueil nous fit une impression pénible. La plupart d’entre nous se mirent à pleurer. A la sortie de la gare, nous eûmes encore une surprise : de grandes banderoles étaient tendues, portant l’inscription « Willkommen in der deutschen Heimat » (soyez les bienvenus dans la patrie allemande !)
Source : http://www.memorial-alsace-moselle.com 


 

 


  

             RETOUR EN ALSACE              STRASBOURG   JUILLET 1940

         

     ACCUEIL DES ALSACIENS  PAR LES    ALLEMANDS EN GARE DE STRASBOURG   JUILLET 1940

               

DES MOSELLANS DE LENGELSHEIM
 

Photo  de la revue  LENGELSHEIM le 19  siècle d'un catholicisme omniprésent





Le retour à Bitche et la vie sous l'occupant nazi

Peu de temps après l'arrivée des Allemands en Charente durant l'été 1940, il est signifié à la population réfugiée de Bitche qu'il leur est permis de regagner leur ville. Au début du mois de septembre 1940, un convoi ferroviaire est alors organisé pour ramener tous les Bitchois chez eux. Ce train passe par la vallée du Rhône, par Lyon et Dijon et, non loin de Belfort, le convoi des réfugiés reçoit la visite d'autorités allemandes munies de listes. Les Allemands effectuent un tri des passagers, refoulant vers l'intérieur de la France les personnes et les familles connues à Bitche pour être trop françaises, pour avoir des activités ou des postes trop patriotiques, voire une activité politique condamnée par le Reich. Après le refoulement de quelques personnes indésirables les Allemands, le convoi poursuit sa route jusqu'aux environs de Phalsbourg, où les Bitchois débarquent pour loger quelques jours chez les habitants avant de pouvoir regagner leur région.


   Dans le journal Allemand  le Kölnische Jllustriere Zeitung du 15 aout 1940 un image de la cathédrale de  STRABOURG mettait en avance la marque VIVIL  . Une édition Française de cette revue était publiée celle -ci se retrouvée dans les services de l'armée  Allemande d'occupation  .Pour les réfugiés le drame était écrit .

 

              LE 15 AOUT 1940

 

 

presse kologne 1   strabourg 2


 

                                              Les autonomistes au château du SABLOU



 

Pour ce qui est des « Alsaciens autonomistes », un rapport du 16 juillet 1940 émanant des commissaires spéciaux Montabre et Mann, de Périgueux, signale la présence de 21 « réfugiés d’Alsace-Lorraine internés au château du Sablou », qui tous expriment le désir de retourner chez eux et se disent prêts à subir le sort de leur pays. Se trouve parmi eux Émile Fanger, inspecteur des douanes allemandes en retraite, qui « possède la nationalité allemande ». Lothar Kubel, quant à lui, « désire redevenir Allemand ». René Schwob, Charles Walter et Albert Baumgartner souhaitent devenir Allemand. Aloïs Barth « autonomiste demande à retourner en Alsace et devenir Allemand plutôt que de rester citoyen français ». Émile Laplume et Pierre Oberweis (71 ans), de nationalité luxembourgeoise, demandent à retourner dans leur pays. Rodolphe Badermann, dentiste du Bas-Rhin, « demande à rester Français et si l’Alsace redevient allemande, à retourner en Amérique ». Alfred Daul, « ex-député du Parti communiste du Bas-Rhin, démissionnaire du Groupe ouvrier et paysan français  demande à rester Français, et dans le cas où l’Alsace redeviendra allemande, il décidera ». Un nombre significatif de ces réfugiés est encore présent au Sablou le 9 août 1940. L’un d’eux, Otto Baron, a déjà été jugé et condamné à cinq ans de prison pour « propos anti-français ». Les autres internés le sont en qualité de « suspects au point de vue national », pour avoir tenu des « propos communistes, antinationaux, autonomistes, défaitistes et anti-français », ou encore pour avoir nourri des « sentiments anti-français ».

 


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