DES ALSACIENS ET MOSELLANS DANS LES MAQUIS DE L'INDRE ET DU CHER 


Cette page est faite pour présenter des Alsaciens et des Mosellans intégrés dans les maquis du Cher et de l'indre elle sera complétée au fur et a mesure des informations .

Ces informations sont issues de l'ouvrage du

 Le journal personnel de Francis Perdriset

(novembre 1942 - août 1944)
Présentation et notes
Jean-Louis Laubry
avec le concours de
Maurice Nicault



 Paul Mirguet alias « Le Marin » ou « Surcouf » est né le 12/12/1911. Lorrain originaire de Failly, petit village proche de Metz, il effectue la campagne 1939-1940 à bord d'un dragueur de mines. Démobilisé à Toulon, il retourne en Lorraine à l'automne 1940, mais, au début du mois de novembre, les habitants de Failly sont expulsés par les Allemands. Mirguet arrive au Blanc au milieu de l'année 1941 pour le compte de l'entreprise de fournitures alimentaires où il travaille afin de créer une installation frigorifique. À la suite d'une rencontre avec le colonel Plat, il recrute et organise le mouvement « Combat » dans la région du Blanc en 1942, puis il intègre l'A.S. au début de l'année 1943. Responsable du secteur du Blanc couvrant l'Ouest et le Sud-Ouest de l'Indre, il entre dans la clandestinité en décembre 1943. Après l'arrestation de « Carpi », il est désigné à la mi-1944 comme chef départemental F.F.I. (A.S., F.T.P.F. puis O.R.A.). Un ordre du colonel Rivier commandant de la R 5 - F.F.I. en date du 14 août stipule à titre provisoire que le commandant F.F.I. « Surcouf » est seulement le « chef départemental (des) C.F.L. » (Corps Francs de Libération c'est-à-dire les formations de l'A.S.) aux côtés du commandant F.F.I. « Rolland », « chef départemental (des) F.T.P.F. », leurs « prérogatives » étant « égales » pour « prendre des décisions communes en matière d'action » (cf. Blanchard Jacques, Armée Secrète dans les Forces Françaises de l'Intérieur, 1993, p. 213).





 

« Ricard » est le pseudonyme de Raymond Kinder, né le 23/12/1918 à Angers. Il fait ses études à Strasbourg et devient instituteur dans le Bas-Rhin. En 1940, il se réfugie à Périgueux, lieu de repli de nombreux Alsaciens. Membre de Combat, puis des M.U.R. et de l'A.S. sous les noms de « Kellermann », « Ricard » et « Madern », il dirige le N.A.P. (Noyautage des Administrations Publiques) en Dordogne. Mais, poursuivi par la Gestapo, il gagne l'Indre en février 1944 et prend en mars la direction départementale du N.A.P. Membre du C.D.L. clandestin, il rejoint le G.I.E. comme lieutenant au moment du débarquement. Le 12 juin 1944, il est grièvement blessé lors du combat de Jeu-les-Bois et est emmené à Châteauroux par les Allemands avec « Gérard ». Le gestapiste Sutter leur aurait déclaré : « Pas besoin de vous fusiller, vous crèverez ici ! ». Effectivement, Kinder mourut faute de soin et baignant dans son sang dans un coin de la cour de la caserne Bertrand.




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