DES JUSTES ALSACIENS ET MOSELLANS 
                                           Du statut de réfugiés à celui de Juste
CETTE PAGE EST PARTICULIERE DANS LE TRAVAIL DE RECHERCHE SUR LE DRAME DES RÉFUGIÉS D'ALSACE ET DE MOSELLE .

Elle fait partie de cette Histoire  qui merite d'etre présente sur le site  
la liste est publiée avec l'autorisation de Madame Nicole Mullier   et le site  (http://www.cercleshoah.org/) --
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Liste alphabétique de 34 Justes alsaciens

Charles ALTORFFER, pasteur et député, directeur du service des réfugiés d’Alsace-Lorraine à Périgueux, directeur du service des Cultes pour l’Alsace-Moselle en 1944, il assure à partir d’avril 44 la direction clandestine des œuvres sociales juives (l’UGIF de Périgueux dissoute)
Robert BENGEL, fondateur de la J.O.C (jeunesse ouvrière chrétienne) en 1935, aumônier de l’Ecole Normale catholique repliée à Solignac (Hte Vienne), de Saverne
Pierre BOCKEL, séminariste à Lyon puis aumônier de la Brigade d’Alsace Lorraine
Hélène BURGER, de Mulhouse, convoyeuse bénévole de la Croix-Rouge
Paul DOUSSELIN, directeur d’entreprise repliée dans le Cantal, et Jean-Michel DOUSSELIN de Strasbourg
Nicolas et son fils Jean DUPONT, de Gambsheim
Laurent Ignace EHRARD, de Turckheim, moine cistercien
Camille ERNST, de Sélestat, conseiller de préfecture dans l’Héraut puis à Marseille, déporté
Henri FRAULI, de Munster, compositeur et critique musical, responsable des services d’assistance aux réfugiés en Hte Savoie
Paul GRUFFAT, de Benfeld, gendarme à Thonon-les-Bains, mort peu après son retour de déportation, et sa femme, Geneviève
Honoré HAESSLER, de Saint Louis, gendarme
Adélaïde HAUTVAL, du Hohwald, médecin-psychiatre, déportée
Victor KOLMER, de Schirrhein, prêtre, fondateur de l’œuvre de Don Bosco en Alsace, directeur d’un collège agricole dans la Loire
Paul MATHERY, né à Neuve-Eglise, secrétaire de mairie, mort en déportation
Eugénie METTENET, du Hohwald, habitante du Chambon sur Lignon
René MULLER, originaire d’Alsace, censeur au lycée de Chambéry
Elisabeth et Eugène MUNCH, de Strasbourg, tenant une maison d’enfants au Chambon/Lignon
Louise OSTERBERGER, de Munster, femme au foyer réfugiée en Côte d’Or
Albert PFLEGER, de Plobsheim, frère mariste, directeur d’une école française à Budapest
Hélène SCHWEITZER-ROSENBERG, de Strasbourg, étudiante aux Beaux Arts
Auguste et Suzanne STEINMETZ, de Strasbourg
Joseph STORCK, proviseur de lycée à Limoges, maire de Guebwiller de 1971 à 1973
Aloyse, officier de police à Périgueux et Mélanie STREBLER, originaires de Kintzheim
André TRABAND et Eliane TRABAND, réfugiés à Solignac
Jean-Georges WAGNER, de Strasbourg, étudiant en droit à Clermont-Ferrand, résistant-membre de la Brigade Alsace Lorraine
Raymonde WEISS de Gundershoffen, réfugiée en Dordogne
Magda ZECH, supérieure du couvent de ND de Sion à Strasbourg puis à Grenoble après l’évacuation 

                                                                       Pierre BOCKEL

pierre BOKEL

Jeune séminariste Pierre Bockel s’engage avec d’autres camarades alsaciens au sein du « Réseau martial  » dans la Résistance . Il va prendre une part active au sauvetage de plusieurs juifs, qu’ils fussent de sa connaissance ou anonymes.

En septembre 1942, lorsque Charles Schwed, sa femme, ses enfants, juifs de Colmar, s’étaient réfugiés à Lyon, il n’hésita pas à leur procurer des faux papiers d’identité et leur trouva un refuge. Quelques mois plus tard lorsque leur fils, Pierre, étudiant en médecine, fut arrêté par les autorités de Vichy, il intervint auprès d’un inspecteur de police connu pour être favorable à la cause juive et Pierre fut relâché.

En septembre 1943, il vient d’être ordonné prêtre. Il est envoyé à Toulouse pour devenir l’aumônier des alsaciens-lorrains réfugiés dans la ville. Pierre Bockel protégea de la même façon une famille juive réfugiée à Toulouse et sauva du massacre leurs deux petits enfants, alors que la mère fut abattue par la Gestapo dans leur appartement. Ensuite il guida le père et les enfants jusqu’à Crest dans la Drôme, pour les confier à une de leur tantes, qui accepta de les cacher. Au début de l’année 1944, Pierre Bockel tira d’affaire David Weill, un avocat juif, et sa famille, qui se trouvaient sérieusement menacés. Il a également fourni de nombreuses fausses cartes d’identité à d’autres juifs.


ALTOFFER

 Charles ALTOTFFER

 
Pasteur dans le Bas-Rhin, devenu haut-fonctionnaire de la Troisième République, puis de Vichy sous l'Occupation, Charles Altorffer a été élu après la guerre maire de Strasbourg.

Il est décédé en 1960, unanimement estimé, respecté et aimé, en particulier par les Juifs. En septembre 1939, Charles Altorffer a été chargé de mission auprès des évacués d'Alsace et de la Moselle. Il fixa alors ses bureaux à Périgueux. Après la capitulation de la France, presque tous les évacués, sauf les Juifs bien sûr, rentrèrent chez eux.

Jusqu'à la Libération, Charles Altorffer, maintenu par Vichy dans ses fonctions et ses responsabilités, continua à veiller au bien-être de ses administrés, désormais juifs dans leur grande majorité. On a dit à juste titre qu'il a fait du "domaine" où il oeuvrait une enclave de la IIIème République au cœur du régime de Vichy. Agissant ainsi, il a certes violé l'esprit de la politique du gouvernement, tout en respectant les lois et ordonnances en vigueur. Ce qui lui a valu l'affectueuse reconnaissance des Juifs.

Mais pendant plus d'un demi-siècle, personne n'avait su, même dans son proche entourage, que Charles Altorffer avait risqué sa vie pour protéger ses administrés juifs. Il aura fallu qu'un correspondant du site internet du Judaïsme alsacien révèle un document dont la diffusion était restée confidentielle, pour que la vérité éclate.

Le 4 avril 1944, la Gestapo a sévi au siège des œuvres d'assistance juives à Périgueux, arrêtant et faisant déporter toutes les personnes présentes. Groupées sous l'appellation de l'UGIF, ces œuvres distribuaient des allocations à des Juifs nécessiteux, cachés pour la plupart. Comment allaient-ils survivre alors que le bureau de l'UGIF était fermé et son personnel déporté ? En réalité, les allocations ont continué à leur être remises. Bien plus, le nombre des bénéficiaires de ces allocations a augmenté : de 400 en moyenne pendant les premiers mois de 1944, il a atteint plus de mille au mois de juin !

Ce n'est qu'aujourd'hui qu'on a pu établir qu'après l'opération fatale du 4 avril, Charles Altorffer a assumé clandestinement la direction de l'UGIF. Transporté secrètement depuis Lyon par des agentes de la résistance juive, l'argent de l'assistance était pris en charge à Périgueux par Charles Altorffer. C'est lui qui ensuite le répartissait aux assistantes clandestines de l'UGIF pour le faire remettre aux assistés.

En agissant ainsi, ce haut-fonctionnaire de Vichy s'est mis délibérément hors-la-loi. Altorffer s'est exposé personnellement à des risques majeurs afin de protéger les Juifs les plus déshérités de la Dordogne et des environs.

On savait déjà que les Juifs en Dordogne avaient été mieux protégés qu'ailleurs en France. Dans l'ensemble du pays, les pertes juives dans la Shoah s'élèvent à 25%, tandis qu'en Dordogne elles ont été de 10%. Charles Altorffer porte la responsabilité majeure du sauvetage des survivants.
Le 18 juin 2001, Yad Vashem a décerné à Charles Altorffer le titre de Juste parmi les Nations.


 

HÉLENE  BURGER

Agen Remise de la médaille de Juste : 20/11/1980
47000 - Lot-et-garonne
Hélène Gutzler* est née le 16 mai 1900 à Mulhouse (Haut-Rhin).
Mariée avec M. Burger, elle habite Mulhouse.

Lorsque les Allemands annexèrent l'Alsace, son fils, Jean-Pierre Burger, s'enfuit d'Alsace à pied par le tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines le 21 janvier 1941 pour gagner Agen (Lot-et-Garonne), où il rejoindra la résistance.
Environ un mois plus tard, Hélène Gutzler* réussit à prendre la fuite avec ses deux filles en empruntant une ambulance en route pour Agen.

Hélène Burger* devient infirmière bénévole au service de la Croix-Rouge. Grâce à la complicité et l’appui de Maurice Jacob, chef du Service des Réfugiés à Agen, elle va participer à sauver des enfants juifs.
Sa tâche principale était d'escorter des enfants réfugiés qu'on faisait passer de la zone occupée à la zone libre, et vice-versa, pour retrouver leurs familles.

C'est ainsi qu'en mai 1942, elle eut à accompagner un groupe d'enfants, parmi lesquels se trouvaient deux jeunes Juives, place de la Madeleine à Parihelene burger s, où une autre infirmière de la Croix-Rouge devait les prendre en charge.
Elle attendit près d'une heure mais l'infirmière n'arriva pas.
Un policier français la remarqua et la conduisit à un officier allemand. Ce dernier se mit à l'interroger. Hélène Burger*, qui parlait couramment l'allemand, expliqua qu'elle ramenait des enfants à leurs parents en Alsace. L'officier, qui ignorait que certains de ces enfants étaient juifs, fut favorablement impressionné et donna à la jeune femme un ausweiss spécial pour le voyage. Il lui fournit également un laissez-passer Agen-Paris, valable un an, dont elle se servit pour plusieurs missions.

Après les grandes rafles de Juifs parisiens, beaucoup d'enfants qui avaient pu être cachés chez des voisins ou des amis se trouvaient encore dans la ville. Hélène Burger* était chargée de les repérer et de les conduire à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze, où ils étaient pris en charge par une organisation juive d'aide. Toutefois, elle n'avait pas le droit de convoyer plus de huit enfants à la fois, ce qui l'obligea à faire de nombreux voyages.
Pour détourner les soupçons, les jeunes Juifs se voyaient donner un faux nom. Elle a ainsi convoyé :

Claude Dumont, 9 ans
Herbert Friedmann, 12 ans
Louis Hergott, 10 ans
Claude Klein, 8 ans
Simone Léger, 10 ans
Marie Lowenstein, 9 ans
Jacqueline Lowenstein, 12 ans
Erik Lowenstein, 12 ans
Lily Neufeld, 10 ans
Jacqueline Picard, 14 ans
Annie Prunier, 10 ans
Jeanine Rebischung, 8 ans
Régine Rebischung, 3 ans
Hans Rosenbaum, 12 ans
Kurt Scharf, 8 ans

Hélène Burger* aida également deux famille juives, qui avaient chacune deux enfants, à passer clandestinement la frontière suisse en 1943.
La famille Muller, qui vivait dans la zone sud, avait fait la connaissance de la jeune femme dans un train au sud de la France, alors que, revêtue de son uniforme d'infirmière, elle escortait des enfants venant de la zone occupée. Ils lui demandèrent de l'aider à faire venir, Charles, âgé de 14 ans qui était resté à Versailles. Elle accepta. L'opération fut couronnée de succès et la famille réunie.
Toutefois, lorsque la nouvelle d'une déportation imminente des Juifs se répandit, les Muller firent encore appel à la jeune femme. Madame Muller, déguisée en infirmière, se joignit à Hélène Burger* et toutes deux escortèrent en train les enfants, dont la petite Lise Muller, 13 ans, faisant figure de petits malades, et censés se rendre dans un établissement situé à Saint-Julien-en-Genevois, près de la frontière suisse. Le moment venu, ils quittèrent le train avec la complicité des cheminots et traversèrent la frontière.
Hélène aidera aussi Monsieur et Madame Biron et leurs deux enfants, Paul, 9 ans, et Charly, 5 ans.

Après guerre, Hélène Burger* devint assistante sociale militaire à Freudenstadt (Allemagne).
 

 

 L'Abbé Robert  BENGEL 


 

 BENGEL


Biographie de l'Abbé Robert BENGEL

  • Né en 1905 à Seltz en Alsace (Bas-Rhin)

  • Vicaire de la Paroisse de Niederbronn en 1936, fondateur de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne puis, la même année aumônier à l’ Ecole Normale Catholique Publique d’Instituteurs du Bas-Rhin à Obernai

  • Accompagne en 1939 le convoi d’élèves repliés à Solignac (Haute-Vienne)
     

    Ainsi, dès 1940, il accueille avec enthousiasme les initiatives sociales de la Révolution Nationale : il parcourt la campagne, participe à des meetings pour convaincre les paysans d'augmenter le rendement de leurs terres en installant des fosses à purin. Il milite donc pour le progrès du monde rural. De même, l'abbé Bengel s'indigne du sort réservé aux femmes et s'engage passionnément pour l'amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
    Ses incitations pressantes, publiques ou dans le cadre de démarches privées, lui mettent les propriétaires à dos. Le plus puissant d'entre eux, maire de Solignac et très influent industriel, le somme de se limiter à son rôle de prêtre et lui donne congé de son appartement ! Cet avertissement n'a aucun effet sur l'abbé qui s'obstine. Le maire de Solignac fait pression sur Monseigneur Rastouil, évêque de Limoges, qui met notre "révolutionnaire exalté" en demeure d'arrêter ses activités politiques. Monseigneur Ruch, évêque de Strasbourg réfugié en Dordogne, a pour lui une profonde estime. Il lui adresse une lettre de regret et d'encouragement.
    Ainsi, le 19 mars 1941, Monseigneur Rastouil prononce l'interdit canonique diocésain. L'aumônier de l'Ecole Normale doit alors se limiter strictement à ses activités auprès des étudiants.
    Ce désaveu officiel plonge l'abbé Bengel dans un grand désespoir dont seul peut le tirer la présence de sa jeune soeur, elle aussi réfugiée, ainsi que le ferme soutien de ses amis proches.
    Cette brutale sanction confirme et accentue une remise en question radicale de sa position de chrétien en regard du contexte historique.

    A ce moment le soutien des Catholiques de France à Pétain, auquel avait adhéré Robert Bengel en 1940, vient de se fissurer.
    En effet, certains d'entre eux sont déçus par la Révolution Nationale et ses slogans qui en découlent ("Travail, Famille, Patrie") visant à établir un "ordre nouveau" inspiré de l'Action Française, sous protection de l'occupant. Ces quelques hommes rompent le consensus pour s'orienter vers la résistance active et l'opposition au régime.
    En Limousin, dès le 17 juin 1940 et précédant l'appel du Général de Gaulle, Edmond Michelet avait montré la voie en publiant un tract citant Péguy. Au fil des mois, ses amis de la Démocratie Chrétienne, les Chrétiens Sociaux et les membres des Equipes sociales se regroupent autour de lui.
    De même, à Limoges, le réseau commence à s'organiser dés 1941. En effet, Pierre Traversat fonctionnaire des Finances, membre du NAP (Noyautage des Administrations Publiques), et commissaire de Province des Scouts de France, et R. Schmidt, premier responsable de Combat, et son épouse Marie-Antoinette entrent alors en Résistance.

     

  •   Il s’engage dans la résistance (Mouvement Combat)

  • De 1942 à 1944 il  se met à la disposition de l’ OSE l’Oeuvre de Secours aux Enfants pour participer au sauvetage des enfants et adolescents juifs
    A l'automne 1943, le MUR crée, au nord de Limoges, le maquis de l'Armée Secrète. Celui-ci participera à la prise de Limoges en août 1944, puis formera le 2ème bataillon du régiment du bataillon de Marche, Corréze, Limousin (MCI) intégré au 9ème Zouaves de Belfort en janvier 1945, et participera avec la 1ère Armée française aux campagnes d'Alsace, des Vosges et d'Allemagne. Il sera affecté, en juin 1945, à la Sécurité de la région parisienne.

    A Solignac, par contre, il faut avancer à visage découvert. Robert Bengel est prêt à consentir tous les sacrifices. Maigre, blafard sous son béret débordant et tout aussi large que sa houppelande aux poches profondes où plongeent ses bras anguleux, il apparaissait comme le parfait conspirateur, secret, illuminé. En tant que prêtre, il peut entrer partout sans se trahir. Il sait tenir le langage simple mais pressant du devoir, de la charité ou de la solidarité. L'abbé sait rassurer ou bousculer les timorés, rendre service et obtenir un service en retour.
    Mesdemoiselles Marcelle et Ginette Roulière racontent que leur maison familiale, contiguë à l'atelier de tricotage fut, de très nombreuses fois le lieu d'accueil transitoire de personnes en fuite que le réseau orientait vers elles.
    Il s'agissait de Juifs, d'adolescents, d'adultes accompagnés jusqu'à Solignac par l'abbé Bengel ou par Germaine Ribière, alors assistante sociale des Amitiés Chrétiennes et attachée aux (Oeuvres de Secours de l'Enfance. Ces personnes étaient confiées par le Docteur Gaston Lévy responsable de l'OSE.
    Il fallait leur trouver une cachette provisoire ou définitive auprès de familles de toutes conditions et leur confier ces inconnus afin de leur permettre de poursuivre leur pénible fuite ou de se cacher. Des situations devinrent parfois explosives, des disputes pouvaient éclater entre réfugiés et "familles d'accueil", certains ne pouvaient plus supporter d'être enfermés et perdaient patience. Une famille ne put échapper à la déportation malgré la courageuse vigilance des gendarmes de Solignac qui avertissaient les personnes en danger. Des réfugiés témoignèrent de leur reconnaissance, après la guerre, aux personnes qui avaient pris le risque de les aider. C'est ainsi qu'Éliane et André Traband figurent au Mémorial des Justes Yad Vashem à Jérusalem.


     

  • En 1943 il échappe de justesse à la Gestapo et poursuit son action dans la clandestinité

  • Se réfugie dans un couvent dans les Vosges en 1944

  • Obtient sa retraite anticipée en 1958

  • S’installe en 1962 à Vaux-Sur-Seine et écrit un livre Le Merveilleux Humain, avant de décéder le 1er octobre 1987.

 le 18 septembre 2002  à titre posthume, Robert Bengel s'est vu décerner le titre de Juste parmi les Nations

    Extrai de document  de M François BECK



 

HONORÉ HAESSLER

 

Profession: Gendarme
Date de naissance: 04/09/1894 (Markolsheim (Haut-Rhin))
Date de décès: 23/08/1966 (Alsace)
 
 HASSLER
 
Honoré Haessler, né à Markolsheim (Haut-Rhin), passe une partie de son adolescence à Pittsburg aux Etats-Unis, puis à Paris.
En 1914, il s'engage dans l'armée française comme volontaire alsacien dans l'armée française et combat notamment à Verdun et les Epargnes avec le 106e RI, le régiment de Maurice Genevois.
A sa sortie de l'école de gendarmerie, il est affecté successivement Rinogues (Ardennes), Champagney (Haute-Savoie), Mayence (Thénanie), puis de 1930 à 1939 à Schiltigheim (Bas-Rhin). Il arrive à Marseille en 1940, puis à Oran pendant l'affaire de Mers-el-Kébir.

Honoré Haessler est affecté à la brigade de gendarmerie de Solignac de 1941 à 1943.
Chaque fois que cela lui est possible, il fait bénéficier les Juifs de Solignac des précieuses informations auxquelles ses fonctions lui donnent accès et prévient les familles à chaque arrivée des Allemands dans la ville.
Solignac était devenu un refuge pour 84 Juifs pourchassés par les nazis.

Honoré Haessler ira réveiller, en pleine nuit, une jeune femme juive pour qu'elle parte avec son bébé avant l'arrivée de la Gestapo le lendemain. Ce qu'elle fit, et elle eut la vie sauve.

Honoré Haessler aide également Robert Bengel, aumônier de l'école normale d'Obernai repliée à Solignac de 1939 à 1945, à cacher des familles juives en péril immédiat, leur fournissant parfois même de fausses cartes d'identité fabriquées à la Mairie.
Son fils Pierre Haessler, 18 ans,

Malheureusement, malgré son immense dévouement, Honoré Haessler n'a pas pu toujours éviter toutes les arrestations.
M. et Mme Imbert et leur fille Elsa, 8 ans, née le 18 août 1934 à Vienne, furent arrêtés le 26 août 1942 lors de la rafle des Juifs étrangers en zone libre parce qu'ils n'avaient pas voulu abandonner Judas Imbert qui était malade lorsque la veille M. Haessler* était venu les prévenir.
Ils seront tous les trois déportés sans retour vers Auschwitz par le convoi n° 27 du 2 septembre 1942



 
 

 





     Pour la Moselle le nombre est de trois 

 

Nicolas Duhr (Sierck-les-Bains)(Saint-Georges-lès-Baillargeaux) Pierre Nicolini (Sarreguemines)(Albstadt) Georges Pierrot (Sarreguemines)(Albstadt



   à suivre






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