LES ÉTUDIANTS ALSACIENS  DANS LA RÉSISTANCE  Á CLERMONT- FERRAND 1939 1944 
                     

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Cette page est faite a partir de documents de l ONAC de la région du Puy de Dome ,  de Alsatica  ,et ce certains appartenant a des personnes  privés .


                           clermont ferrand
 


 

. Le repli de l’Université de Strasbourg à Clermont-Ferrand

 

Le 23 novembre 1939, l’Université de Strasbourg est repliée à Clermont-

Ferrand. En effet, à la déclaration de guerre, la ville de Strasbourg avait été déclarée zone militaire par l’état-major Français et évacuée d’office, ce qui ne fut pas le cas pour tout le reste de l’Alsace-Lorraine. Les premiers regroupements d’étudiants et de professeurs alsaciens contestataires eurent lieu durant l’été 1940 autour de Gergovie. Après l’armistice de juin 1940, les Allemands annexèrent l’Alsace-et une partie de la Moselle ,rouvrirent les Facultés à Strasbourg et ordonnèrent aux professeurs et étudiants Alsaciens Mosellans  qui se trouvaient à Clermont-Ferrand de rentrer immédiatement chez eux. Un certain nombre,réunis autour du vice-recteur Danjon refusèrent catégoriquement toute idée de retour. Cette décision de "non jamais" des professeurs et des étudiants Alsaciens Mosellans  de l’Université Française de Strasbourg représentait déjà une forme de résistance. Les Allemands allaient leur faire payer très cher cette attitude. Le professeur d’histoire Gaston Zeller décida d’édifier à Gergovie sur les lieux de fouilles gallo-romains, un chalet qui servirait de maison de vacances aux étudiants dont la famille était restée en Alsace Moselle . Grâce à l’aide  du général de Lattre deTassigny, le bâtiment fut édifié au cours de l’été 1940.Le général de Lattre de Tassigny a séjourné en 1940, au château d’Opme où il créa l’école des cadres qui devait former des officiers pour l’armée française rénovée.
 


      Noel des étudiants Alsaciens  1944

         

          Noel des étudiants Alsaciens  1944

etudiant clermont 1  
 

 

26 Juin 1943 et 25 novembre 1943 : rafles de l’Université de

Strasbourg

Le 26 juin 1943, la cité universitaire Gallia rue de Rabanesse est assiégée parla Feldgendarmerie suite à l’assassinat de deux officiers allemands au domicile du professeur Flandin. 35 arrestations s’en suivent, 26 étudiants sont déportés et 9 meurent en Allemagne.

Le 25 novembre 1943, une véritable opération de police est menée contre l’Université de Strasbourg repliée à Clermont-Ferrand. De nombreux étudiants font partie des réseaux de résistance et l’Université représente aux yeux des Allemands : "un foyer d’action subversive tant par ses étudiants…que par ses professeurs." comme l’indiquent G. Lévy et F. Cordet dans A nous Auvergne. Les ordres sont d’arrêter 17 personnes, en majorité des professeurs dont les noms ont été relevés à la suite des actions menées contre le réseau Mithridate et l’ORA, mais également d’appréhender les étudiants d’origine juive et tous les Alsaciens et Lorrains âgés de 18 à 30 ans. Pour mener à bien l’ensemble de cette opération, la Gestapo a demandé l’appui d’une unité de la Luftwaffe placée sous le commandement du colonel Eltsatz.

Pour ne pas attirer l’attention, le convoi doit partir d’Aulnat où stationnaient les aviateurs allemands. Le jeudi 25 novembre 1943, tous les effectifs disponibles de la Gestapo de Clermont-Ferrand et de Vichy pénètrent dans les bâtiments de l’Université. C’est Blumenkampf et Ursula Brandt qui mènent les interrogatoires assistés de 6 spécialistes et du milicien Georges Mathieu.Ce dernier se rend au secrétariat afin de recueillir la liste des adresses des 34 professeurs au cas où certains d’entre eux n’auraient pas eu cours à l’heure de l’arrestation. Toutes les personnes appréhendées sont réunies dans la cour de l’Université. Le professeur Paul Collomp refuse d’obtempérer, il est abattu sur place. Au total près de 800 personnes sont arrêtées et transférées à la prison militaire allemande du 92e. Après plusieurs vérifications, 83 d’entre elles sont maintenues prisonnières. Les femmes sont libérées à l’exception

de celles d’origine étrangère, alsacienne-lorraine ou ayant un nom à

consonance juive. Les étudiants israélites sont envoyés à Drancy, les étrangers dans des camps d’internement et les Alsaciens-Lorrains à Compiègne d’où 39 sont déportés et 11 meurent dans les camps.

 



     La prison   de Clermont-Ferrand

         

                    Le champ de tir

 PRISON 92   LE PAS DE TIR

                    

  LE CHER FAIT PARTI DE L'ORGANISATION DE RÉPRESSION DEPENDANT DE CLERMONT-FERRAND 
        


 

 

IV. Les principaux événements de février 1944 à juin 1944

Au début de l’année 1944, les Allemands et leurs auxiliaires français vont renforcer leur position et perfectionner leur organisation. Les mois de janvier et février 1944 vont être vécus difficilement par les résistants du Puy-de- Dôme car les occupants vont multiplier les actions de répression. En réponse, la Résistance va élaborer des plans d’action et rassembler ses forces pour faire front.

1. Février 1944 : le plan du maintien de l’ordre Pour maintenir l’ordre, les Allemands installent dans la région clermontoise des états-majors de liaison. A Clermont-Ferrand, l’état-major principal de liaison 588 (HVS 588) est présent du 1er février au 16 août 1944. C’est un organisme attaché à la Wehrmacht spécialisé dans la lutte contre les maquis. Il centralise les renseignements venant de toute l’Auvergne, de la Creuse, la Haute-Vienne, la Corrèze, la Dordogne, le Cher, l’Indre-et-Loire, la Vienne et la Charente pour les parties de ces départements situées en zone sud.

L’état-major de liaison 588

Le général de division Fritz von Brodowski est le commandant de l’étatmajor principal de liaison 588 qui est situé à côté de la préfecture régionale de Clermont-Ferrand. Son chef est le lieutenant-colonel Kurt Aweyden, il a sous ses ordres plusieurs chefs de bureau qui gèrent les "opérations", le "renseignement", le "ravitaillement et l’administration", etc. Un état-major de liaison 785, spécialisé dans la lutte contre les maquis se situe dans un immeuble adjacent à la préfecture du Puy-de-Dôme.

La police allemande

Elle est placée sous l’autorité du général SS Karl Oberg. Elle comprend :

- Le service de sécurité (der Sicherheitsdienst ou SD) et la police de sûreté (die Sicherheitspolizei ou SIPO). Ces deux formations sont plus connues, bien que le terme soit impropre, sous le nom de Gestapo par analogie avec la Geheim Staatspolizei ou police secrète de l’État qui sévissait en Allemagne. Le siège régional est à Vichy mais une antenne importante est située au 2, bis avenue de Royat à Chamalières. parmi le personnel deux Alsaciens

 

- La police de l’ordre (die Ordnungspoliezi ou ORPO) basée à Clermont- Ferrand, est une police militaire en uniforme chargée du maintien de l’ordre, de la répression des "terroristes".

- La feldgendarmerie n°932 (gendarmerie aux armées) est placée sous le commandement de l’état-major principal de liaison 588, elle est presque entièrement motorisée.

Ces formations sont composées d’Allemands fanatiques au service du régime nazi et de quelques Français dont Jean Vernières.

Les services spéciaux de l’armée allemande

Les agents de l’Abwehrstelle qui opèrent à Clermont dépendent de la centrale de Lyon. Leur activité consiste principalement à traquer les réseaux de résistance, ils les infiltrent, les sabotent et pratiquent également le contre-espionnage. Si l’agent est appréhendé avec les membres de l’organisation qu’il a dénoncée, il doit se laisser emprisonner puis s’évader. Les agents de l’Abwehrstelle actifs dans le Puy-de-Dôme étaient des anciens policiers français ou belges.

Les auxiliaires français

Les services allemands engagés dans la répression contre la résistance ont recours aux autorités françaises du maintien de l’ordre dont la Milice, l’OPA et les indicateurs.

- La Milice : son rôle a déjà été évoqué, il sera renforcé avec la création d’une brigade spéciale dirigée à Vichy par Gilbert Blanchard dit Gil et de la francgarde permanente de Marcel Venturini à Clermont-Ferrand. A partir du 1er janvier 1944, Joseph Darnand s’installe à Vichy. Le 20 janvier 1944, l’appareil juridique de la Milice se perfectionne sous l’impulsion de Darnand avec l’instauration des cours martiales et d’une procédure expéditive aboutissant à la peine de mort. On recense sept cent soixante-dix miliciens pour la région clermontoise dont six cent dix pour l’agglomération de Clermont-Ferrand.

- L’OPA : office de placement allemand. Les bureaux sont situés, 16, place Delille à Clermont-Ferrand. Dans l’immeuble au numéro 20, se trouve la prison où les détenus sont incarcérés aux deuxième et troisième étages. Tout individu peut y contracter un engagement, même si l’OPA est composé en grande majorité de membres de la Milice ou du parti populaire français. Les volontaires doivent suivre un stage à Paris au cours duquel, ils apprennent le maniement des armes, la manière de perquisitionner, d’opérer une rafle etc.

 

A la fin du stage, le futur inspecteur regagne son office de placement allemand où il reçoit une carte signée par le Kommandeur der Sicherheitspolizei und des Sicherheitsdienst de sa région l’accréditant dans son travail auprès des autorités allemandes et françaises.

Les inspecteurs de l’OPA armés de pistolets automatiques type "Herstal"

opèrent en civil, ils traquent les réfractaires au STO, les résistants, les Juifs et les communistes. Au cours de leurs opérations, ils s’accaparent bijoux et objets de valeur.
A Vierzon les bureaux sont situés   31 rue de la république .



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