DE REFUGIÉ A LA RÉSITANCE AU CAMP DE DACHAU
                             LE DRAME DE GILBERT MAY UN JUIF ALSACIEN

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Cette page est mise en ligne avec l'autorisation du journal l'Alsace et du journaliste Hervé de Chalendar .L'article du journal du 25 juin 2011  est repris dans une bonne partie y sont rajoutées les informations transmise par monsieur May




 

gilbert may



Gilbert May montrant, chez lui, à Strasbourg, un habit de détenu qu’il a rapporté de Dachau. Il avait porté le même au Struthof. Photos Jean-Marc Loos
                      


May Gilbert


D'une famille alsacienne bien dans les traditions, il est né à Strasbourg. le 14 février 1925 et, au moment de l'invasion allemande, il était destiné à être un " malgré nous ".
La famille de Gilbert (juive et strasbourgeoise) s’est réfugiée dans le Cher en 1940 à Saint Amand de Montrond avec plusieurs familles originaires d'Alsace bien que le Cher ne fait parti des départements  de références ,ses parents ayant eut la possibilité de trouver un logement grâce à un ami de la famille .  Le jeune homme suivra des cours à la faculté  de Montluçon  . Gilbert May  intègre la Résistance en 1943<< Mouvement libération sud>>"compagnie Surcouf "  Il participe à l'action contre la milice le 6 juin à Saint Amand . Le 19 juillet 1944, lors d’un combat avec les Allemands, dans la Creuse, une balle lui traverse la gorge il est fait prisonnier Toute la famille de Gilbert va connaitre  la même répression après les débarquements. Le père, Félix, fut fusillé par la milice à Saint Amand Montrond, le 4 juillet et son frère Jean Pierre, arrêté vers la même époque, fut transféré dans une prison près de Cologne où il fut abattu le 21 janvier 1945
 
« J’ai passé une semaine à la Gestapo. Je me faisais appeler Jean Michot. Heureusement, ils n’ont pas remarqué que j’étais juif… Sinon, ça aurait été Auschwitz, ou une balle dans la tête. » Au lieu de ça, c’est le départ pour le Struthof. Le voyage en train dure deux jours et demi (il est retardé par une attaque de maquisards), sans manger ni boire. « Nous étions 100 par wagon, 50 couchés, 50 debout. On inversait toutes les deux heures. » Dès l’arrivée au camp, vers le 20 août 1944, le message est clair : « On nous a dit : ‘‘Vous entrez par la porte, vous sortirez par la cheminée !’’ Puis, on nous a fait descendre à la douche, à côté du crématorium. On sentait des odeurs, je ne savais pas ce que c’était. On nous a mis à poil, on nous a rasés. Dès ce moment, pour eux, nous n’étions plus que des ‘‘Stück’’, des trucs… »
Conçu pour 2 500 personnes, le Struthof abrite alors plus de 7 000 détenus. Qui sont tués par les travaux dans la carrière, les appels incessants (trois par jour, un de plus qu’à Dachau), les maladies, la nourriture quasi inexistante (à midi, soupe aux choux sans chou, le soir cent grammes de pain, rondelle de saucisse et une sorte de café), etc.
Paradoxalement, sa blessure à la gorge (qui n’avait été soignée que par un pansement que possédait son frère) sauve Gilbert : « J’ai réussi à entrer à l’infirmerie au bout de deux jours. Du coup, je ne travaillais pas. Seuls sont revenus ceux qui avaient de la chance. »
L’Alsacien reste moins de quinze jours au Struthof : le camp est évacué début septembre devant l’avance des Libérateurs. Gilbert est envoyé à Dachau, d’où il ne sera libéré qu’en avril 1945. « Le principe était le même, mais le grand choc, je l’ai vécu au Struthof. Car c’était la première fois… »
Aujourd’hui, il ne resterait qu’une trentaine de survivants du camp nazi d’Alsace. « C’est pourquoi je dois toujours parler. Et ce que je veux absolument dire, c’est que le mot le plus important, c’est le mot tolérance. »


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